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Si les obsèques de mon père furent perturbées, et s’achevèrent franchement de façon chaotiques, du moins commencèrent-elle à l’heure.
En tant que maîtresse de maison, fille et héritière du défunt, je me devais d’accueillir dignement le flot de personnalités qui étaient déversées dans notre cours depuis la rue.
Nous accueillons ainsi des académiciens, ambassadeurs, parlementaires, généraux, la délégation étrangère…
L’enterrement de père était le lieu où il fallait être vu, au même titre qu’un mariage ducal ou qu’un défilé de Lucien Lelong. Pour l’occasion le boulevard avait été fermé à la circulation.
La maison me donnais la sensation de me trouver dans une fourmillière : beaucoup d’agitation, cependant tout était ordonné, à sa place, chaque déplacement avait un but. Le plus efficacement possible, je ne cessais mes allers-retours entre les nouveaux arrivés et le personnel de la maison.
Je profitais de mon passage dans le hall pour marquer l’arrêt quelques instants et faire un rapide état des lieux de la situation extérieur. Sous le grand dais noir à crépine d’argent qui couvrait le perron, se trouvait le maître de cérémonie qui tentait d’ordonner toute cette foule dans l’attente de la levée du corps. Parvenait jusqu’à mes oreilles le bruissement des essais feutrés des instruments de la Garde Républicaine rassemblée dans la cours. Je ne vis pas d’agitation particulière et en déduisis que le président de la république n’était pas encore en approche, me laissant ainsi encore quelques instants pour les derniers ajustements. Quelques gouttes de pluie commençaient à mouiller le sol, laissant s’échapper une odeur caractéristique de terre humide. Le temps serait à l’image de mon humeur, mais pour l’heure, tout se déroulait parfaitement.
Yesss, bravo Aline ! Cela fait une grande différence avec l’extrait initial, non ?
Merci beaucoup pour ce dernier petit passage sur le saut de point de vue. Depuis qu’une ancienne bêta-lectrice m’a appris l’existence de ce concept, ça n’a jamais cessé de me perturber. Je n’arrêtais pas de me demander si je restais bien dans la tête de mon personnage, si je ne donnais pas d’informations qu’il n’était pas censé connaître, si en décrivant vaguement l’état émotionnel du personnage lui faisant face, je ne sautais pas de point de vue, etc… Cette petite note de fin de cours m’a permis de dédramatiser là-dessus.
Avec grand plaisir, Laura ! effectivement, ça peut vite nous obséder, mieux vaut se détendre et attendre l’aide des bêta-lecteurs 🙂
Si les obsèques de mon père furent perturbées et s’achevèrent même de façon très chaotique, du moins pour mon plus grand soulagement, commencèrent-elles à l’heure. Dès le début de la matinée, le boulevard de Courcelles était fermé à la circulation et le brouhaha était devenu assourdissant.
J’entendais dans la cour, la musique de la garde républicaine qui bruissait des essais feutrés des instruments, tandis que les automobilistes déversaient sur le trottoir ambassadeurs, parlementaires, généraux, délégations étrangères qui se saluaient gravement. Des académiciens suivaient les discrètes consignes du maître de cérémonie chargé d’ordonner toute cette foule dans l’attente de la levée du corps. Je reconnaissais beaucoup de visages dans la foule, mais je n’avais ni le cœur ni le temps d’aller les saluer. Mon père était quelqu’un d’important et ses funérailles me faisaient penser à un mariage ducal ou à la présentation d’une collection de Lucien Lelong, le lieu où il fallait se montrer quand on avait un certain rang.
Toute cette agitation me donnait le tournis mais m’empêchait, malgré la situation, de penser à mon père.
Je n’avais pas le choix, je devais garder la face et m’assurer que tout se passe comme prévu. Je m’attelais donc à rester efficace et retenue, donnant des instructions discrètes, restant attentive aux moindres détails. Je devais rester forte pour lui, pour mon père.
génial Camille, bravo pour cette plongée dans la tête de Madeleine ! On a quelques émotions et sensations en plus et c’est plus immersif, non ?
Si les obsèques de mon père furent perturbées, et s’achevèrent franchement de façon chaotiques, du moins j’en fus soulagée, elle commencèrent à l’heure.
Au petit matin, sous une lumière grise, le boulevard de Courcelle avait été fermé à la circulation. Dans la cour, des bruits feutrés d’instruments de la garde républicaine se mêlaient aux bruits de pas et de voix.
L’enterrement de hautes personnalités est considéré comme un évènement mondain à ne pas rater au même titre qu’un mariage ducal ou qu’un défilé de Lucien Lelong lorsque l’on possède un certain rang.
Déjà, le flot des ambassadeurs, des parlementaires généraux et des délégations étrangères se déversaient sur le trottoir tout en se saluant gravement. C’était très protocolaire.
En tant que maîtresse de maison, fille et héritière du défunt, Marcel Péricourt , je me devais d’accueillir dignement ces représentants et de veiller scrupuleusement au bon déroulement de cette cérémonie pour la mémoire de mon père.
Mécaniquement, instinctivement, je m’adressais poliment à cette liste de convives et ne cessais mes allers-retours entre les nouveaux arrivés et le personnel de maison. En traversant le hall, j’observais la survenue d’un léger crachin et un assombrissement de la lumière.
Sous le grand dais noir à crépine d’argent qui couvrait le perron, se trouvait le maître de cérémonie qui tentait d’ordonner toute cette foule dans l’attente de la levée du corps.
Je ne vis pas d’agitation particulière et en déduisis que le président de la république n’était pas encore en approche. Malgré les quelques gouttes de pluie qui commençaient à tomber , tout se déroulait parfaitement et était sous contrôle. La pluie, le cas échéant pourrait cacher mes larmes si je n’arrive pas à les contenir.
Bravo Nancy pour cet exercice ! On pourrait même pousser l’introspection de Madeleine et mettre un peu plus d’elle dans les descriptions, les ressentis.
Si les obsèques de mon père furent perturbées, et s’achevèrent franchement de façon chaotiques, du moins commencèrent-elle à l’heure.
En tant que maîtresse de maison, fille et héritière du défunt, je me devais d’accueillir dignement le flot de personnalités qui étaient déversées dans notre cours depuis la rue.
Nous accueillons ainsi des académiciens, ambassadeurs, parlementaires, généraux, la délégation étrangère…
L’enterrement de père était le lieu où il fallait être vu, au même titre qu’un mariage ducal ou qu’un défilé de Lucien Lelong. Pour l’occasion le boulevard avait été fermé à la circulation.
La maison me donnais la sensation de me trouver dans une fourmillière : beaucoup d’agitation, cependant tout était ordonné, à sa place, chaque déplacement avait un but. Le plus efficacement possible, je ne cessais mes allers-retours entre les nouveaux arrivés et le personnel de la maison.
Je profitais de mon passage dans le hall pour marquer l’arrêt quelques instants et faire un rapide état des lieux de la situation extérieur. Sous le grand dais noir à crépine d’argent qui couvrait le perron, se trouvait le maître de cérémonie qui tentait d’ordonner toute cette foule dans l’attente de la levée du corps. Parvenait jusqu’à mes oreilles le bruissement des essais feutrés des instruments de la Garde Républicaine rassemblée dans la cours. Je ne vis pas d’agitation particulière et en déduisis que le président de la république n’était pas encore en approche, me laissant ainsi encore quelques instants pour les derniers ajustements. Quelques gouttes de pluie commençaient à mouiller le sol, laissant s’échapper une odeur caractéristique de terre humide. Le temps serait à l’image de mon humeur, mais pour l’heure, tout se déroulait parfaitement.
Yesss, bravo Aline ! Cela fait une grande différence avec l’extrait initial, non ?
Merci beaucoup pour ce dernier petit passage sur le saut de point de vue. Depuis qu’une ancienne bêta-lectrice m’a appris l’existence de ce concept, ça n’a jamais cessé de me perturber. Je n’arrêtais pas de me demander si je restais bien dans la tête de mon personnage, si je ne donnais pas d’informations qu’il n’était pas censé connaître, si en décrivant vaguement l’état émotionnel du personnage lui faisant face, je ne sautais pas de point de vue, etc… Cette petite note de fin de cours m’a permis de dédramatiser là-dessus.
Avec grand plaisir, Laura ! effectivement, ça peut vite nous obséder, mieux vaut se détendre et attendre l’aide des bêta-lecteurs 🙂
Si les obsèques de mon père furent perturbées et s’achevèrent même de façon très chaotique, du moins pour mon plus grand soulagement, commencèrent-elles à l’heure. Dès le début de la matinée, le boulevard de Courcelles était fermé à la circulation et le brouhaha était devenu assourdissant.
J’entendais dans la cour, la musique de la garde républicaine qui bruissait des essais feutrés des instruments, tandis que les automobilistes déversaient sur le trottoir ambassadeurs, parlementaires, généraux, délégations étrangères qui se saluaient gravement. Des académiciens suivaient les discrètes consignes du maître de cérémonie chargé d’ordonner toute cette foule dans l’attente de la levée du corps. Je reconnaissais beaucoup de visages dans la foule, mais je n’avais ni le cœur ni le temps d’aller les saluer. Mon père était quelqu’un d’important et ses funérailles me faisaient penser à un mariage ducal ou à la présentation d’une collection de Lucien Lelong, le lieu où il fallait se montrer quand on avait un certain rang.
Toute cette agitation me donnait le tournis mais m’empêchait, malgré la situation, de penser à mon père.
Je n’avais pas le choix, je devais garder la face et m’assurer que tout se passe comme prévu. Je m’attelais donc à rester efficace et retenue, donnant des instructions discrètes, restant attentive aux moindres détails. Je devais rester forte pour lui, pour mon père.
génial Camille, bravo pour cette plongée dans la tête de Madeleine ! On a quelques émotions et sensations en plus et c’est plus immersif, non ?
Si les obsèques de mon père furent perturbées, et s’achevèrent franchement de façon chaotiques, du moins j’en fus soulagée, elle commencèrent à l’heure.
Au petit matin, sous une lumière grise, le boulevard de Courcelle avait été fermé à la circulation. Dans la cour, des bruits feutrés d’instruments de la garde républicaine se mêlaient aux bruits de pas et de voix.
L’enterrement de hautes personnalités est considéré comme un évènement mondain à ne pas rater au même titre qu’un mariage ducal ou qu’un défilé de Lucien Lelong lorsque l’on possède un certain rang.
Déjà, le flot des ambassadeurs, des parlementaires généraux et des délégations étrangères se déversaient sur le trottoir tout en se saluant gravement. C’était très protocolaire.
En tant que maîtresse de maison, fille et héritière du défunt, Marcel Péricourt , je me devais d’accueillir dignement ces représentants et de veiller scrupuleusement au bon déroulement de cette cérémonie pour la mémoire de mon père.
Mécaniquement, instinctivement, je m’adressais poliment à cette liste de convives et ne cessais mes allers-retours entre les nouveaux arrivés et le personnel de maison. En traversant le hall, j’observais la survenue d’un léger crachin et un assombrissement de la lumière.
Sous le grand dais noir à crépine d’argent qui couvrait le perron, se trouvait le maître de cérémonie qui tentait d’ordonner toute cette foule dans l’attente de la levée du corps.
Je ne vis pas d’agitation particulière et en déduisis que le président de la république n’était pas encore en approche. Malgré les quelques gouttes de pluie qui commençaient à tomber , tout se déroulait parfaitement et était sous contrôle. La pluie, le cas échéant pourrait cacher mes larmes si je n’arrive pas à les contenir.
Bravo Nancy pour cet exercice ! On pourrait même pousser l’introspection de Madeleine et mettre un peu plus d’elle dans les descriptions, les ressentis.