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Le nom de plume ou d’auteur est une nécessité pour tout nouvel écrivain qui souhaite se faire publier sous un autre nom que le sien. Il n’est pas toujours aisé d’en avoir un sous la main : voici quelques idées pour le trouver vous décider.

Un nom de plume ou nom d’auteur ? Pourquoi faire ?

tiphs allunia
L’autrice Tiphs a choisi un pseudonyme

Le nom de plume ou nom d’auteur est un nom d’emprunt qui permet à son porteur de séparer sa vie privée de sa vie professionnelle. Plusieurs corps de métier s’en servent pour vendre leurs créations, distinguer activité artistique et professionnelle, créer une image de marque, préserver l’intimité familiale, etc. En littérature ou pour un romancier en particulier, c’est une façon astucieuse de s’autoriser certaines opinions sans pour autant en être affecté dans sa vie privée, ou encore d’écrire dans des genres controversés (littérature érotique par exemple), ou simplement d’éviter que son entourage ou employeur soit informé de son activité d’écrivain.

Dans ce cas, le nom de plume ou nom d’auteur est idéal pour préserver son identité.

Il peut prendre la forme :

  • d’un pseudonyme, comme l’autrice Tiphs (Allunia, éditions Plume Blanche) et Crazy (Ceux qui vivent du sang versé, éditions du 38)
  • d’un nom fictif : le choix le plus répandu. Je vous en parle ci-dessous.
  • ou d’un prête-nom : beaucoup plus rare, il consiste à prendre le nom d’une personne existante ou ayant existé avec son accord le cas échéant.
  • Selon les sujets traités ou les opinions de l’auteur, le choix peut se porter vers l’une ou l’autre de ses astuces. Par exemple, le pseudonyme “Crazy” colle bien à ses projets d’édition dans l’imaginaire et serait impensable chez Gallimard.
  • Dans tous les cas, ils doivent être choisis avec soin pour permettre à l’auteur d’atteindre l’objectif poursuivi. Les conséquences sur le plan juridique sont néanmoins différentes d’un cas à l’autre.

Nom de plume : idées de noms fictifs

machine à écrire
Machine à écrire de Pablo Neruda

Comment trouver des idées de noms de plume fictifs ? Voici quelques exemples.

  • Emprunter un prénom, un nom ou les deux à d’autres membres de notre famille ou à une célébrité. Dans le cas du célèbre auteur Romain Gary, son pseudonyme Emile Ajar était issu du nom d’actrice de sa mère. Quand à Pablo Neruda, il aurait choisi son nom de famille grâce à un journaliste tchèque, Jan Neruda.
  • Créer un nom à partir d’un mot, d’une expression qu’on affectionne. Luce Basseterre, auteure d’imaginaire francophone, a choisi le nom “Basseterre” en hommage à son grand-père qui aimait l’expression “La Terre est basse”. Quand à Mark Twain, il a choisi ce nom en s’inspirant de son temps passé sur les bateaux à vapeur. Dans ce milieu, il était courant de crier “by the mark twain !” pour indiquer la profondeur de la rivière !
  • Créer un anagramme à partir de notre nom ou prénom : Voltaire était l’anagramme du nom réel de l’auteur, Arouet le Jeune ou “Arovet L.I.” en latin.

Des restrictions légales à observer ?

La multiplication des noms d’emprunt en littérature inquiète les pouvoirs publics qui souhaitent en restreindre les dérives. En matière de code civil ou de propriété intellectuelle, les implications peuvent devenir confuses. L’utilisation d’un nom de plume n’est régie par aucun texte en particulier. Cependant, elle doit respecter les bonnes mœurs. Un pseudonyme ne doit pas donner lieu à une usurpation d’identité ni porter atteinte à autrui.

En matière de protection intellectuelle, il est important de bien prendre la mesure des implications de l’usage d’un nom de plume. Les niveaux de protections ne sont pas les mêmes que pour un nom patronymique. Pour contourner cette faiblesse, il est possible de déposer son nom d’auteur comme une marque à part entière. C’est de loin la meilleure façon d’éviter les contrefaçons. La perception des droits d’auteurs sera négociée avec l’éditeur avec une clause pour affirmer l’anonymat.

écriture

Existe-t-il des générateurs de pseudonymes ou noms de plume ?

En tant qu’écrivain en herbe, il est parfois complexe de trouver un nom de plume. Pour les rédacteurs en panne d’inspiration, il existe des générateurs de pseudos ou noms d’auteurs assez remarquables. Un petit tour sur un moteur de recherche vous permettra d’en essayer quelques-uns.

Les générateurs de noms de plume fonctionnent sur la base de références que leur apporte l’utilisateur. Une fois les préférences renseignées, des pistes de pseudonymes sont alors proposées. Le romancier en herbe peut alors faire son choix ou s’en inspirer pour trouver ce dont il a besoin pour sa carrière. Selon les objectifs, un ou plusieurs noms de plume peuvent être employés.

Les contraintes de protection intellectuelles ou de responsabilité civile doivent être néanmoins analysées objectivement. Fake Name Generator (existe en Français), Name Generator, Fantasy Name Generator et Anagramme peuvent vous aider à faire vos premiers pas vers votre nom d’auteur. L’originalité recherchée découlera des préférences préalablement choisies et entrées en données.

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